Des frissons dans le dos (naufrage)

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Des frissons dans le dos (naufrage)

Message par Yves Coeur de Marin le Mar 19 Mar - 12:57


Yves Coeur de Marin

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Re: Des frissons dans le dos (naufrage)

Message par Piperman le Mar 19 Mar - 13:43

C'est tout comme si le "pilote" l'aurait guidé par exprès dans le récif. Shocked
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Re: Des frissons dans le dos (naufrage)

Message par Kovy le Mar 19 Mar - 13:51

Quel triste histoire, j'en ai les larmes aux yeux.
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Re: Des frissons dans le dos (naufrage)

Message par Guy du Farniente le Mar 19 Mar - 13:52

Bachibouzouks de nauffrageurs, on m'avait dit de ne me fier a personne et de la façon dont l'événement est présenté, cela semble l'illustration même de ce film d'horreur. Que retenir de cet événement? Y a t-il des conseils a retenir?
Naturellement toutes nos sympaties aux courageux capitaine et marins impliqués.
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Re: Des frissons dans le dos (naufrage)

Message par Ancien membre le Mar 19 Mar - 14:09

La fonction de naufrageur est un métier ancien et honorable et toutes les communautés de la côte, des iles ont pratiqué cette activité. Des Rives du St-Laurent, à celles de la Bretagne et des celles de la perfide Albion en passant par le détroit de la Sonde et les iles Greques, en finissant par les fameux naufrageurs de la Jamaïque ils s'y sont tous mis, alors les gens de Paques, pourquoi pas?...

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Re: Des frissons dans le dos (naufrage)

Message par Noel le Mar 19 Mar - 14:42

Un certain Gamache trafiquant de l'île d'Antocosti de célèble mémoire pratiquait avec avec succès le métier de naufrageur selon les légendes qui hante l'histoire du fleuve aux grandes eaux...
GAMACHE, LOUIS (connu également sous le prénom de Louis-Olivier), matelot, marchand, colon et figure légendaire, fils de Michel-Arsène Gamache et de Marie-Reine Després, dit Disséré (Dicere) ; circa 1808–1852.
La vie de Louis Gamache est connue par ce qu’en a retenu la tradition orale. Figure légendaire de l’île d’Anticosti, Gamache a laissé derrière lui bien peu de documents officiels, ce qui rend presque impossible la vérification des renseignements biographiques dont on dispose.
Selon la tradition, les ancêtres de Gamache venaient d’un village de France, Saint-Illiers-la-Ville. Au xviie siècle, ils immigrent en Nouvelle-France et, après quelques années passées sur la côte de Beaupré, ils traversent le fleuve Saint-Laurent pour s’établir sur la rive sud.
D’après certains, Gamache naît vers 1784 à L’Islet, village où habitent ses parents. Dès l’âge de 11 ans, il s’engage comme mousse dans la marine britannique. Il passe plusieurs années à naviguer autour du globe, pendant lesquelles son caractère aventureux et sa forte personnalité s’aiguisent encore davantage au contact de cette vie rude. Ses parents meurent pendant son absence et à son retour Gamache se retrouve seul. La tradition veut qu’il se rende alors directement à Rimouski pour s’y établir marchand. Mais un incendie, qui détruit entièrement son magasin, vient mettre un terme à son entreprise.
Le 11 janvier 1808, Gamache unit sa destinée à Françoise Bacelet, dit Casirtan (Cassista), de Rivière-Ouelle. Le mariage est célébré à cet endroit, et Gamache se définit à cette occasion comme matelot. Est-ce à dire que cet événement se produit avant l’épisode de Rimouski ? Ou que, déçu de l’échec subi à Rimouski, il ne se considère plus comme marchand et reprend son ancienne qualité ? On n’en sait malheureusement rien. Toutefois, c’est avec sa femme et au moins un enfant, Pierre-Louis, que, vers 1810, Gamache traverse le fleuve jusqu’à l’île d’Anticosti, alors une des régions les plus désolées de l’Amérique du Nord.
Gamache s’installe au fond de la baie Ellis, le seul port naturel de l’île. Il s’y construit une maison et des dépendances qui ressemblent à un fort. Dans le but de se défendre, il dispose, semble-t-il, d’un grand nombre d’armes et de munitions. Gamache trouve là le genre de vie qui convient le mieux à son tempérament indépendant et à sa soif de liberté. Il habite presque seul dans cette partie de l’île, avec sa femme, ses enfants et un ou deux compagnons. Il chasse, pêche, pratique la navigation et le commerce des fourrures. Dans le but, pense-t-on, d’éviter les perquisitions des autorités, il se prévaut très tôt du titre de seigneur de l’île, prétendant l’avoir achetée d’un sieur Hamel. Or, aucune preuve de cette transaction n’a été retrouvée et il faut y voir un subterfuge de la part de ce personnage original qui, par ailleurs, n’hésite pas à garder chez lui, pendant tout un hiver, un huissier venu réclamer le paiement d’une dette.
L’épouse de Gamache et sa fille Christine meurent toutes les deux à L’Isle-Verte, victimes, semble-t-il, de la petite vérole. Elles y sont inhumées le 10 juillet 1836. Le couple avait eu neuf enfants. En 1837, croit-on, Gamache épouse Catherine Lots, de Québec, et trois enfants naissent de ce mariage. Vers la mi-novembre 1845, la seconde femme de Gamache serait morte dans l’île. Elle est alors seule avec ses enfants dont l’aînée a six ans, tandis que Gamache se trouve à la chasse. Après une absence de plusieurs jours, celui-ci la découvre et lui fait des funérailles très sommaires, selon les moyens dont il dispose.
L’île d’Anticosti est coupée du reste du monde pendant les longs mois d’hiver, mais l’été elle reçoit la visite de navigateurs cherchant un refuge, d’administrateurs provinciaux ou d’aventuriers. Les rapports entre ces visiteurs et Gamache ne sont pas toujours très amicaux, même si ce dernier est le gardien du dépôt de provisions établi dans l’île pour secourir les naufragés. Des problèmes surgissent parfois entre l’insulaire et les visiteurs. Ainsi, le 6 octobre 1824, deux Inuit portent plainte pour vol contre Gamache. À son tour, celui-ci se voit obligé, le 7 septembre 1830, de se plaindre des « déprédations continuelles qui se commettent sur l’Isle d’Anticosti » et de demander « la nomination de Juges de Paix sur cette Isle », se disant même « dûment qualifié suivant la loi, pour être Juge de Paix ».
Face aux divers dangers susceptibles de les menacer, lui et sa famille, Gamache s’entoure d’une double protection, matérielle et psychologique. Dans le premier cas, les nombreuses armes dont il dispose peuvent lui être utiles contre les bêtes sauvages et, également, contre des humains rapaces ou inquisiteurs. Du côté psychologique, il s’acquiert une réputation assez inquiétante et la cultive sciemment afin d’être craint. Entouré de mystère, il devient, selon la tradition orale, un être prenant la forme de différents personnages plus ou moins fantastiques : pirate, sorcier, ogre, associé du diable, loup-garou, feu follet.
L’abbé Jean-Baptiste-Antoine Ferland* rend visite à Gamache en 1852. Dans ses récits de voyages, il rapporte quelques-unes des légendes qui entourent cet homme. On aurait vu Gamache, debout sur le banc de sa chaloupe, commander au diable d’apporter du bon vent. Quelques instants plus tard, sa chaloupe faisait vent arrière, les voiles pleines, tandis que les autres embarcations dormaient sur l’eau. À d’autres occasions, il aurait massacré, seul avec d’invisibles compagnons, des équipages entiers et se serait emparé de riches cargaisons. Gamache alimente ces histoires en maniant la plaisanterie. Ainsi, il laisse croire qu’il entretient des rapports étroits avec le diable lorsque, très affamé, il commande deux repas dans une chambre isolée d’un hôtel de Rimouski. À l’hôtelière lui demandant qui est attendu pour souper, il répond que cela ne la regarde pas. Après avoir mangé les deux repas, il la rappelle et celle-ci vient près de perdre connaissance parce que deux chaises sont avancées contre la table, que les deux couverts ont été utilisés et qu’un seul homme n’aurait pas pu manger tout ce qui avait été servi. « Le lendemain, raconte l’abbé Ferland, tout le canton était informé que Gamache avait passé la veille avec le diable. » Non content de cela, Gamache réitère l’exploit le lendemain, en y mettant encore plus de fantaisie. Il acquiert ainsi la réputation de « sorcier de l’île d’Anticosti ». La légende du feu follet vient d’un incident le mettant aux prises avec un navire de la compagnie qui détient le monopole du commerce sur une partie de la côte nord du Saint-Laurent. Tentant d’échapper à ce navire qui le poursuit afin de l’arrêter pour contrebande, Gamache allume un feu sur un petit radeau et le pousse au large. À leur arrivée près de ce qu’ils croient être le bateau de Gamache, les hommes ne trouvent qu’un « petit feu semblant se nourrir à même les eaux de la mer ». Ils en concluent que le diable est venu en aide à Gamache en le transformant en feu follet.
Louis Gamache serait mort le 11 septembre 1854 à l’île d’Anticosti, mais aucun acte de sépulture n’a été retrouvé. La tradition veut qu’il soit mort seul et qu’un trappeur du nom de Goudreau l’ait découvert plusieurs jours après son décès et l’ait enterré auprès de sa seconde femme.
Les légendes entourant le « sorcier de l’île d’Anticosti » n’ont pas cessé à la mort du personnage. Encore au xxe siècle, les résidents de l’île racontent les exploits réels ou imaginaires de Gamache. Une version inédite de 1948 en fait un agent du gouvernement ou un intermédiaire auprès des Indiens de l’île. En 1976, on ajoute un autre aspect à sa personnalité, celui de naufrageur, et on le présente comme un petit homme tout croche, gros comme rien.
Sous des dehors rudes se cachait une personnalité généreuse. Ceux qui ont connu Louis Gamache rapportent qu’il n’hésitait pas à offrir de substantiels cadeaux à ses victimes après leur avoir joué des tours qui confirment sa légende. Ils racontent également que son dicton favori était : le Diable n’est pas aussi noir qu’on le dépeint.
ANQ-Q, CE2-3, 8 avril 1801, 21 févr. 1807.— AP, Notre-Dame-de-Liesse (Rivière-Ouelle), Reg. des baptêmes, mariages et sépultures, 11 janv., 29 nov. 1808 ; Saint-Jean-Baptiste (L’Isle-Verte), Reg. des baptêmes, mariages et sépultures, 10 juill. 1836.— APC, MG 30, D1, 13 ; RG 4, A1, 230 ; 241 ; 335 ; 368 ; 434 ; 544.— Arch. privées, Catherine Jolicœur (Carleton, Québec), enregistrement 5197 ; 18350.— Centre d’études sur la langue, les arts et les traditions populaires (Québec), Coll. Luc Lacourcière, enregistrement 3858.— Le Pays, 17 déc. 1859.— Robert Choquette, le Sorcier d’Anticosti et autres légendes canadiennes (Montréal, 1975).— E. A. Collard, Canadian yesterdays (Toronto, 1955).— [J.-B.-A.] Ferland, Opuscules : Louis-Olivier Gamache et le Labrador (Montréal, 1912).— M. J. U. Gregory, Récits de voyages en Floride, au Labrador, sur le fleuve Saint-Laurent (Montréal, 1913).— Damase Potvin, le Saint-Laurent et ses îles ; histoire, légendes, anecdotes, description, topographie (Québec, 1945).— P.-G. Roy, les Petites Choses de notre histoire (7 sér., Lévis, Québec, 1919–1944), 7 : 98–101.— J.-P. Drapeau, « le Sorcier de l’île d’Anticosti », le Soleil, perspectives (Québec), 1er mars 1975 : 8–11.— P.-G. Roy, « les Légendes canadiennes », Cahiers des Dix, 2 (1937) : 76–79.
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Re: Des frissons dans le dos (naufrage)

Message par alexeiv1 le Mar 19 Mar - 15:36

Faut quand même être un brin téméraire pour tenter de rentrer là dans ces conditions... Dans la vie il y a pleins de contraintes qui nous poussent à prendre des décisions regrettables, alors je suis juste heureux de n'avoir jamais eu à faire un tel choix (rentrer dans cette passe sous ses conditions)
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Re: Des frissons dans le dos (naufrage)

Message par Lamaneur le Mar 19 Mar - 18:23

Dans l'expression ''Bachibouzouks de naufrageurs'', La Rose, son capitaine, le pilote (taxe de bienvenue), les sauveteurs, les renfloueurs et narrateurs sont-ils inclus ? Very Happy

La narration du vidéo amateur parle d'échouage. Un échouage est un échouement volontaire ! La Rose observe des ''vents légers et une mer est plate''. On dit que l'Armada Chilienne a désigné un pilote qui ''doit nous prendre en charge''. ''Le pilote s'échappe'' ... là ça sentait vraiment pas La Rose et on se retrouve à l'échouage. ''Le pilote nous a abandonné et son acolyte a manœuvré pour s'assurer d'une épave'' Le capitaine se jette par dessus bord ... le tout, sur la musique du Titanic. Étourdissant ! Je vais arrêter là de peur de trop m'échapper ! Very Happy

Responsabilité

Aucune disposition des pratiques nautiques recommandées ne saurait exonérer son capitaine et son équipage, des conséquences d’une négligence quelconque quant à toute précaution que commandent l’expérience ordinaire du marin. Afin d'éviter un danger immédiat, on doit tenir dûment compte de tous les dangers de la navigation, des circonstances particulières et des limites d’utilisation dans lesquelles se trouve le navire.

Nonobstant les tâches et obligations qui incombent au pilote, sa présence à bord ne décharge pas le capitaine et son équipage de leurs propres tâches et obligations qui leur incombent sur le plan de la sécurité du navire. Le capitaine et le pilote doivent échanger des renseignements sur la conduite du navire, les conditions locales et les caractéristiques du navire. Le capitaine et son équipage doivent collaborer étroitement avec le pilote et vérifier soigneusement et en permanence la position du navire.

Si le capitaine ou son équipage éprouve des doutes quant aux décisions ou aux intentions du pilote, ils devraient obtenir des éclaircissements auprès de celui-ci. Si le doute persiste, ils devraient prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité du navire.

Lorsqu'on parle de pilote. Il ya pilote et pilote ! N'ayez crainte, j'y reviendrai ... Rolling Eyes
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Re: Des frissons dans le dos (naufrage)

Message par Ancien membre le Mar 19 Mar - 18:49

Alexiev a dit :
Faut quand même être un brin téméraire pour tenter de rentrer là dans ces conditions... Dans la vie il y a pleins de contraintes qui nous poussent à prendre des décisions regrettables, alors je suis juste heureux de n'avoir jamais eu à faire un tel choix (rentrer dans cette passe sous ses conditions)
Pourtant, il y a des situations qui nous imposent d'agir. J'ai déjà été obligé de rentrer en pleine nuit dans le port de Venise en Floride sur la côte ouest de la Floride. Ça ventait 25 nds, la nuit était claire et la plupart de mes équipiers étaient épuisés de 2 jours de mer au près dans un bateau pas terrible à cette allure(M OI41 Classic). La passe était bordée de brisants, le vent portant et la marée juste étale. Je suis passé et il a fallu franchir 2 ou 3 grosses vagues de la barre et longer ces terribles brisants jusqu'à l'abri de la longue digue. Je savais que ça serait mouvementé mais en fait le risque était petit, en tous cas moindre qu'une nuit de plus en mer et un Norther prévu pour le lendemain et qui aurait rendu cette côte basse assez dangereuse. Dans le cas des Iles du Pacifique, les passes sont souvent difficiles et l'aide de connaisseurs locaux toujours utile et donnée généreusement. Il me semble que le skipper se sentant pas confortable aurait pu virer et retourner au large. J'ignore s'il a examiné toutes ses options, analysé les cartes. En y regardant un brin j'ai eu l'impression qu'il s'est échoué bien avant de culer sur le récif. Aurait-il dû prévoir ce risque?. Par exemple les gens qui passent la barre du Rio Dulce au Guatémala savent que le risque d'échouer est bien réel, et les prudents ne s'y risquent pas sans une bonne marée bien pleine.

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Re: Des frissons dans le dos (naufrage)

Message par Lamaneur le Mar 19 Mar - 19:26

Elie a écrit:Pourtant, il y a des situations qui nous imposent d'agir.


Aurais-tu l'obligeance de nous faire part des situations qui nous ''imposent'' d'agir ... et qui risquent comme dans cette vidéo, de se terminer par une perte constructive totale, voire des blessures graves ou pire ? Rolling Eyes

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Re: Des frissons dans le dos (naufrage)

Message par Ancien membre le Mar 19 Mar - 19:40

Par exemple dans ce cas de mouillage forain il était impensable de laisser longtemps le voilier dans son mouillage forain(ouvert aux 4 vents) longtemps. Les choix étaient simples: Se mettre à l'abri dans le minuscule port ou partir... loin: Genre Tahiti, les Marquises ou à la rigueur Hawaï. J'imagine que ces gens avaient prévue cette entrée, mais sans doute n'avaient-ils pas tout évalué, préparé un plan B et surtout n'avaient semble t-il pas exploré au dinghy la passe avant de s'y risquer. Ce que les gens font en général c'est d'envoyer leur propre dinghy avec le bateau guide afin de s'assurer que tout était bien par rapport à ce voilier(niveau d'eau courant, etc.. ) Donc dans ce cas la décision d'entrer si elle était raisonnable a été très mal gérée et mal réalisée.
Dans l'exemple que me concerne et que j'expliquais plus haut, la rentrée dans la passe de Venise était faisable, alors que attendre l'arrivée d'un norther après une autre nuit en mer avec 3 équipiers malades rendait la chose assez impérieuse. Mais je ne me serais jamais risqué si la situation avait été dangereuse: Mauvaise marée, déferlements dans la passe, vent pas adonnant, moteur foqué... J'ai vu sur la côte est de l'Australie des bateaux rentrer de jour dans des passes avec courant incroyable et vagues déferlantes à l'avenant. J'ai parlé aux marins du coin et c'était 'normal' pour eux.

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Re: Des frissons dans le dos (naufrage)

Message par Lamaneur le Mer 20 Mar - 13:44

Je ne vois aucune circonstance qui impose d'agir, à part celle obligeant de quitter un lieu mettant notre sécurité en péril ... pour un autre endroit moins hasardeux. En aucun temps sommes nous imposés de procéder si un doute persiste ou n'est pas levé. Ce n'est pas parce que des originaires, qui détiennent la connaissance locale, s'exécutent que nous sommes permis d'en faire autant. Ce n'est certes pas moi qui va souscrire à ce genre d'exercice.

Mais on persiste à croire en sa bonne étoile, son invulnérabilité face à la nature, ses compétences avérées, à la supériorité de sa barque, à la technologie, aux sauveteurs ... au point où ce type d'incident devient monnaie courante.

Je remercie Yves Coeur de Marin d'avoir mis cette vidéo en ligne. Très intéressant de voir jusqu'où l'adresse peut mener, lorsque le ''pilote se lâche'' et que ça ne sent plus ''La Rose'' au point d'en perdre ses autres sens et d'aboutir ''à l'échouage'' ... Very Happy

Un marché aux puces sur le quai, un chèque des assurances et hop, au suivant qui ne tardera pas à venir faire le clown sur Youtube ...
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Re: Des frissons dans le dos (naufrage)

Message par Ancien membre le Mer 20 Mar - 16:32

Il me semble cher et néanmoins Lamaneur cheers , que les nuances existent. Par exemple aux Bahamas, tu es toujours un brin limite question tirant d'eau(sauf les dériveurs intégraux) les cartes ne sont pas toujours précises, et les courants vicieux parfois. Alors tous les gens qui y vont savent qu'ils vont avoir à vivre avec des incertitudes. Prennent le plus de précautions possibles, ont un plan B, mais ils assument aussi. Un peu. Dans le cas du naufrage sur l'Île de Pâques, ces gens se sont entièrement fiés au pilote(ne jamais se fier entièrement au pilote: C'est risqué! lol! ). Ils n'avaient pas de plan B(un demi tour aurait été une bonne idée). Toi même Lamaneur tu dois assumer aussi un brin: Panne de moteur, d'appareil à gouverner, une indigestion de curry de Madras ou pire, Vindaloo(à côté de ça les ailes de poulet 911 c'est du miel! affraid !), une panne de ton unique ordinateur de navigation, une météo imprévue, et que sais-je encore. Et on voit que cela arrive. Je crois avant tout qu'au delà de la préparation et planification maxi, il faut aussi reconnaître que des imprévus ça existe, qu'alors notre instinct, notre expérience(essentielle l'expérience bounce ), et nos connaissances vont aussi être sollicitées, mais avant tout notre perception du réel, spaciale, nos sens,et la trouille constituent de bons outils fiables. Le constate que les complications, les boulettes, et autres erreurs et angoisses surviennent de moins en moins avec l'expérience. Les pilotes d'avion et les autres aussi accordent à l'expérience une grande reconnaissance. Ce que je dis tout simplement c'est il y a des aléas à naviguer, même quand on est préparé. Ça veut pas dire que l'on ne doit pas se préparer... Que non! Very Happy

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